PREMIERE SOURCE
Ils seraient originaires de l'empire du Ghana. Le premier Diakhanké s'appelait
El Hadj Salim Souaré. Il descend de la famille royale des Cissé du Wagadou (empire du Ghana). Il s'est installé dans le Macina et a fondé le village de Diakha. Il était contemporain de l'empereur Soundiata Keita, dont il fut le marabout et gendre. Les Diakhankés ont par la suite migré dans toute la zone ouest-africaine, en fondant des villages comme Dideh dans le Boundou, Safalou, Touba en Guinée ou Kédougou et Missirah au Sénégal.
La marche des Diakhankés vers la Guinée commence avec les Djihads lancés par les Almoravides au Ghana ou Ouagadougou. La Guinée actuelle était partie intégrante de cet ensemble géopolitique qui couvrait une bonne partie de ll'Afrique de ll'Ouest, et dont ll'économie, pour ll'essentiel, reposait sur ll'exploitation et le commerce de ll'or. Cette fin de ll'Empire ghanaïque sonne ainsi ll'amorce de vastes mouvements migratoires et les Diakhankés se retrouvent un peu partout dans ll'espace ouest-africain pour constituer des familles maraboutiques. En Guinée, les historiens les disent originaires de Diakha, un village du Macina, au Mali.
Et Diakhanké ne signifie autre chose quu'« originaires de Diakha ».Quu'ils répondent aux noms de
Danfakha (Damba),Diakhaby, Diaby (Gassama), Diaouné, Diakhité (Kaba), Diawara, Dramé, Fadiga(Dibassy), Fofana, guirassy ,Kadiakhé, Kanté, Minté, Touré, Simakha, Cissé, Souaré (Sambaréssi) ou Sylla, ils appartiennent à la même branche. Des patronymes qui essaiment une bonne partie de ll'espace ouest-africain, témoins de leurs multiples migrations. « Peuple de partout et de nulle part », comme on peut le dire pour nombre dd'ethnies africaines.
Au fil du temps, par leurs activités commerciales et par la religion, les Diakhankés ont été au centre de métissages et de brassages divers. Au point que leur langue passe pour une sorte de latin, une langue de base bien comprise des autres groupes ethniques de la Guinée. Mais par-delà les frontières qui les dispersent entre la Guinée, le Sénégal, le Mali, etc., la tradition diakhanké survit aux influences. La cuillère traditionnelle ou kalama continue de symboliser ll'unité et la concorde. La religion reste aussi un ciment fédérateur, pour le groupe en lui-même et par rapport à son environnement.
Les Diakhankés – une ethnie minoritaire – sont souvent agriculteurs ou commerçants, et fréquemment prédicateurs musulmans ou marabouts.
Leur langue est le jaxanke.Ils appartiennent au grand groupe des
Mandingues. On les dit originaires de ll'empire du Ghana (400 - 1100). Dans nombre de pays dd'Afrique de ll'Ouest, leur présence est significative. En Guinée, ces Diakhankés sont paysans ou commerçants, mais ils sont surtout connus comme prédicateurs musulmans. Ethnie minoritaire dans ce pays, leur intégration ss'est opérée sans heurt dans cette mosaïque identitaire ou ll'osmose nn'a pas toujours pris. En fait, ll'ethnicisme a été ll'une des bases du système politique depuis feu le président Sékou Touré, et jusquu'à présent il demeure un facteur déterminant. Mais à travers ll'histoire, les Diakhankés ont su marquer la société guinéenne et sénégalaise, se laisser influencer aussi tout en restant eux-mêmes.
Au Sénégal, ils se sont surtout établis dans la région de
Kédougou et de
Tambacounda. Leur présence dans le village de Dialacoto, situé à 70 km de Tambacounda est très significative et ils apparaissent comme le groupe ethnique majoritaire dans cette contrée. Les diakhankés ont toujours été au centre de métissages. On pourra donc remarquer que beaucoup de diakhanké portent des noms de familles d'origine pulaar tels que Sidibe, Diallo.
source : Wikipédia
DEUXIEME SOURCE
Ils appartiennent au grand groupe des Sarakollés, encore appelés Soninkés. On les dit originaires de ll'empire du Ghana (400 - 1100 ap Jc). Dans nombre de pays dd'Afrique de ll'Ouest, leur présence est significative. En Guinée, ces Diakhankés sont paysans ou commerçants, mais ils sont surtout connus comme prédicateurs musulmans. Ethnie minoritaire dans ce pays, leur intégration ss'est opérée sans heurt dans cette mosaïque identitaire ou ll'osmose nn'a pas toujours pris. En fait, ll'ethnicisme a été ll'une des bases du système politique depuis feu le président Sékou Touré, et jusquu'à présent il demeure un facteur déterminant. Mais à travers ll'histoire, les Diakhankés ont su marquer la société guinéenne, se laisser influencer aussi tout en restant eux-mêmes.
La "marche" des Diakhankés vers la Guinée commence avec la conquête du Ghana par les Almoravides, qui ont introduit ll'islam en Afrique de ll'Ouest vers la fin du XIe, siècle. CC'est alors quu'un certain nombre de royaumes soninkés indépendants voient le jour. La Guinée actuelle était partie intégrante de cet ensemble géopolitique qui couvrait une bonne partie de ll'Afrique de ll'Ouest, et dont ll'économie, pour ll'essentiel, reposait sur ll'exploitation et le commerce de ll'or. Cette fin de ll'Empire ghanaïque sonne ainsi ll'amorce de vastes mouvements migratoires et les Diakhankés se retrouvent un peu partout dans ll'espace ouest-africain pour constituer des familles maraboutiques. En Guinée, les historiens les disent originaires de Diakha, un village du Macina, au Mali. Et Diakhanké ne signifie autre chose quu'"originaires de Diakha". Quu'ils répondent aux noms de Fadiga, Fofana, Souaré, Dramé, Diaby, Touré, Sylla, Diawara ou Kanté, ils appartiennent à la même branche. Des patronymes qui essaiment une bonne partie de ll'espace ouest-africain, témoin de leurs multiples migrations. "Peuple de partout et de nulle part", comme on peut le dire pour nombre dd'ethnies africaines.
Le patriarche diakhanké le plus souvent cité, Karamokaba Diaby, serait venu ss'installer au Fouta Djallon après avoir transité par Kankan, en Haute-Guinée. LL'hospitalité dont il aurait alors bénéficié chez les Peuls serait ainsi à la base du cousinage à plaisanterie qui règne entre ces derniers et les Diakhankés. "Quand nos ancêtres sont venus ss'installer au Fouta, raconte un traditionnaliste diakhanké, les Peuls ont dd'abord mené sur eux une sorte dd'enquête de moralité. CC'est après des observations et des investigations quu'ils ont réalisé que nos grands-parents étaient dignes de leur confiance. Tant sur le plan religieux que sur le plan intellectuel. Et au bout du compte, ils ont fini par nouer une alliance".
Karamokaba Diaby et ses fidèles se seraient dd'abord fixés dans la région de Mali (Yimbéring) pour fonder le village de Touba. Après y avoir passé une douzaine dd'années, il aurait gagné la région de Gaoual pour y fonder un second Touba. Pour nombre de traditionalistes, ces évènements fondateurs auraient eu lieu il y a un peu plus de deux siècles. Depuis, un véritable processus dd'intégration ss'est mis en place qui se traduit par le fait que les Diakhankés parlent couramment le pular. Tout comme ceux qui vivent à Kindia et à Boké parlent soussou.
Au fil du temps, par leurs activités commerciales et par la religion, les Diakhankés ont été au centre de métissages et de brassages divers. Au point que leur langue, dérivé du sarakollé, passe pour une sorte de "latin" ; une langue de base bien comprise des autres groupes ethniques de la Guinée. Mais par-delà les frontières qui les dispersent entre la Guinée, le Sénégal, le Mali, etc., la tradition diakhanké survit aux influences. La cuillère traditionnelle ou kalama continue de symboliser ll'unité et la concorde. La religion reste aussi un ciment fédérateur. Pour le groupe en lui-même et par rapport à son environnement.
Source : http://www.panos-ao.org/ipao/spip.php?article3000